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Aide à la mobilité

Cannes et béquilles : quel modèle choisir ?

Une canne ou des béquilles bien choisies soulagent l'appui et sécurisent la marche. Encore faut-il le bon modèle, la bonne hauteur et des embouts en bon état. Nos repères pour choisir sereinement.

Par Claire Moreau · Rédactrice santé & autonomie

Claire rédige des contenus sur l'autonomie, le maintien à domicile et les aides techniques. Elle s'attache à vulgariser des sujets techniques sans jamais se substituer à l'avis d'un professionnel de santé.

Relu par Comité éditorial Club Médical. Publié le · Mis à jour le

Discrète mais précieuse, une aide à la marche adaptée soulage l’appui, sécurise les déplacements et préserve la confiance en soi. Encore faut-il distinguer une canne d’appoint de béquilles conçues pour décharger complètement une jambe, et régler l’ensemble à la bonne hauteur. Voici de quoi choisir en connaissance de cause.

La canne : pour un appui modéré

La canne convient lorsqu’on a besoin d’un soutien léger à modéré : légère instabilité, appui à soulager sur une hanche ou un genou, besoin de rassurer la marche. Plusieurs variantes existent.

La canne simple

À un seul point d’appui, elle est légère, maniable et discrète. Sa poignée peut être droite ou ergonomique, pour mieux répartir la pression dans la main. Elle suppose toutefois un équilibre correct, car elle n’offre pas d’appui autonome : elle ne tient pas debout seule.

Les cannes tripode et quadripode

Dotées de trois ou quatre pieds à leur base, ces cannes tiennent debout seules et offrent une stabilité supérieure. Elles conviennent aux personnes ayant besoin d’un appui plus franc ou d’une plus grande sécurité, par exemple après un accident ou en cas d’équilibre précaire. En contrepartie, elles sont plus lourdes et un peu plus encombrantes.

Les béquilles : pour décharger un membre

Lorsqu’il faut soulager fortement une jambe, voire éviter tout appui, on se tourne vers les béquilles. Elles sont fréquemment utilisées de façon temporaire, après une blessure ou une intervention.

Les béquilles anglaises

Appelées aussi cannes anglaises, elles comportent une poignée et un appui-avant-bras qui enserre l’avant-bras. Elles répartissent l’effort entre la main et l’avant-bras et s’utilisent souvent par paire. Maniables, elles demandent malgré tout une certaine coordination.

Les béquilles axillaires

Plus longues, elles prennent appui sous l’aisselle. Elles offrent un soutien important mais nécessitent des précautions : l’appui doit se faire par les mains, et non en écrasant l’aisselle, afin d’éviter tout inconfort. Leur usage prolongé mérite d’être encadré par un professionnel.

Bien régler la hauteur

Quel que soit le modèle, le réglage conditionne à la fois le confort et la sécurité. Debout, chaussé, bras détendu le long du corps, la poignée doit arriver à hauteur du pli du poignet. Le coude reste alors légèrement fléchi lorsqu’on prend appui.

Une aide réglée trop haut fait remonter l’épaule et fatigue ; trop basse, elle incite à se pencher en avant et déséquilibre la posture. La plupart des modèles se règlent facilement en hauteur : prenez le temps de le faire, ou faites-le vérifier.

Embouts et entretien

L’embout en caoutchouc, à la base de la canne ou de la béquille, assure l’adhérence au sol. C’est une pièce d’usure : dès qu’il devient lisse, fissuré ou usé de façon asymétrique, il faut le remplacer, car il glisse et augmente le risque de chute. Un contrôle régulier, surtout en cas d’usage quotidien, est un réflexe simple et efficace.

Quand consulter et se faire accompagner

Le choix du bon modèle, du côté d’utilisation et de la hauteur gagne toujours à être validé par un professionnel de santé. Un médecin, un kinésithérapeute ou un ergothérapeute peut évaluer votre situation, vous montrer la bonne technique de marche et adapter l’aide à votre besoin réel.

Consultez sans attendre si vous ressentez des douleurs nouvelles, si votre équilibre se dégrade ou si votre aide actuelle ne vous convient plus. Une aide à la marche bien choisie doit vous rendre plus autonome, jamais l’inverse.

Questions fréquentes

De quel côté tenir sa canne ?
En règle générale, on tient la canne du côté opposé à la jambe douloureuse ou fragilisée : elle avance en même temps que cette jambe pour répartir l'appui. Cette règle générale doit toutefois être confirmée par un professionnel de santé, car certaines situations demandent une adaptation.
À quelle hauteur régler une canne ou une béquille ?
Debout, chaussé, bras détendu le long du corps, la poignée doit arriver à hauteur du pli du poignet. Le coude reste alors légèrement fléchi lors de l'appui. Une hauteur inadaptée fatigue l'épaule, déséquilibre la posture et réduit la sécurité. Faites vérifier le réglage si vous avez un doute.
Quand faut-il changer l'embout d'une canne ?
L'embout en caoutchouc assure l'adhérence au sol. Dès qu'il est lisse, fissuré ou usé de façon asymétrique, il faut le remplacer : un embout usé glisse et augmente le risque de chute. Vérifiez-le régulièrement, surtout en cas d'usage quotidien.

Sources & références

  1. Haute Autorité de Santé
  2. Assurance Maladie

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